Je suis malade de la saleté qui me ronge de l'intérieur,
Malade de voir des gens qui ne connaissent pas leurs chances ! SAW II.
J'ai longtemps cru que c'était la solution. C'était dangereux, c'était risqué, c'était douloureux. Mais c'était
ma solution. La musique m'a bercé dans mes certitudes de l'époque, certains films m'ont conforté dans mon idée, je ne faisais rien de mal, sauf pour moi-même. Mais paradoxalement, ça me faisait du bien.
Mais plus ça allait, moins ça me suffisait. Les douleurs étaient là, mais elles ne répondaient pas a mes questions, elles me donnaient juste l'impression d'être moins "
seule "... comme si elles me parlaient. Dans le fond, je ne vois pas trop comment mais ça me rassurait. Et puis à force de faire, c'est devenu une habitude, plus qu'un réel besoin. Comme quelqu'un qui s'habitue a la clope. Alors même si les raisons ne sont plus les mêmes, j'ai continué...
Et puis il y a eu le grand danger. La foudre qui tombe sur le toit, tout le monde risquait d'être touché, d'être blessé, et ce, a cause de moi. J'avais déjà assez mal, je ne voulais pas ressentir cette culpabilité en plus. C'est ce qui m'a motivé, les autres, et l'idée de leur faire du mal... S'il l'avait su... En fait, je me rend compte que je n'ai aucune idée de sa réaction. Et dans un sens, ce n'est pas plus mal. Je crois que je ne l'aurais pas supporté, c'est encore pire que la déception... Montrer a quelqu'un qui nous aime plus que tout, et qu'on aime plus que tout, qu'on se déteste, qu'on abime sa "création"... Non je ne pouvais pas lui faire endurer ça non plus. J'me suis rendue compte que trop de sang avait déjà couler pour nous deux.
Et puis il y avait
Lui. Lui devant qui, j'étais a nu depuis le début. Lui pour qui le c½ur s'est complètement ouvert, pour le laisser entrer. Il était et est toujours ma plus grosse dose de bonheur. Il a été mon souffle d'air frais, pur, et à chasser toute cette asphyxie. Il a balayé ce qu'il y avait de mauvais en moi, m'a fait comprendre sa propre douleur en voyant la mienne. J'avais honte... Peut-être moins que devant cette autre personne, mais j'avais terriblement honte... J'hésitais, j'le cachais quand mon habitude était plus forte que ma honte, quand j'ai cru que cette bouffée d'air, allait se transformer en gaz toxique et quand la raison de tout cela, la
créatrice même, est revenue au galop. Chassant toute once de bonheur, d'espoir, de bien-être. C'était l'ultime fois, même si j'étais loin de m'en douter.
Enfin, il y a mon " sauveur ", même si à l'époque, je l'ai pris pour le plus grand danger. Ce n'était pas prémédité, ça nous ait tombé dessus, et ça a tout changé. C'est en voyant le danger que j'ai tout stoppé. Ça l'a emporté sur la routine. C'était le plus important, je devais me sauver,
nous sauver. J'ai attendu, attendu, survécu. Je me suis débarrasser de tous ces souvenirs. Le temps a fait le reste, et à merveille, car c'est comme s'il ne s'était rien passé. Du moins ... physiquement.
Je sais que le temps va continuer de faire les choses. J'me suis longtemps cru faible, mais rien que pour ça j'ai eu de la force. Alors je pourrais avoir de la force pour tout le reste... Je sais que ça risque d'être dur, mais tant qu'
ils ne me laissent pas, j'ai besoin de leur main dans les miennes, leur chaleur me donne de la force, et c'est seulement grâce a ça que je peux, que je pourrais me soigner.
J'ai certainement arrêté le plus dur, mais il me reste encore un long travail, sans cesse contester par d'autres tracas, tel que le problème de poids, de silhouettes, la quête de l'identité... C'est un combat de tous les jours, des fois ça parait accessible, des fois j'ai l'impression que les démons se déchaînent, mais je sais que le lendemain sera fait d'autres choses, alors je me laisse guider, je profite des bonheurs de la vie, si minimes peuvent-ils être, mais c'est ce qui me donne de la force pour continuer.
Make me beautiful ....
Make me ........
Perfect soul,
Perfect mind,
Perfect face,
A perfect lie.